Les céréales dans le vert du Euronext
Les cours du blé comme du maïs étaient en hausse sur Euronext le 18 mars 2026, ainsi qu’à l’ouverture de la Bourse européenne ce jeudi 19 mars.
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Le mercredi 18 mars 2026 sur Euronext, les céréales ont terminé la séance en hausse. La tonne de blé a clôturé à 207,50 € (+2,25 € par rapport à la clôture précédente) sur l’échéance de mai et à 215,25 € (+3,00 €) sur celle de septembre. La tonne de maïs a terminé, quant à elle, la séance à 210,00 € (+2,25 €) sur l’échéance de juin et à 211,75 € (+2,00 €) sur celle d’août.
« La macroéconomie a ainsi été le principal moteur de la hausse des céréales sur Euronext hier », analyse Argus Media dans sa lettre quotidienne du 19 mars 2026. Dans le contexte de conflit au Moyen-Orient et d’attaques sur des infrastructures énergétiques de la région, « le dollar joue pleinement son rôle de valeur refuge » et se renforce, entraînant à la baisse la parité euro/dollar, ajoute Argus Media. « La paire évolue désormais sous les 1,15, de quoi redonner un soupçon de compétitivité aux exportations de la zone euro », complète le cabinet. Néanmoins, les bilans mondiaux en blé restent lourds.
Le maïs européen « a largement profité du manque de marchandises en provenance de l’Ukraine pour conserver une certaine fermeté, décrypte Argus Media. Désormais dans le sillage du blé, le maïs concentre les incertitudes, tant les surfaces mondiales apparaissent à risque face à la flambée des coûts des engrais. »
Ce jeudi 19 mars 2026, vers 11h00 sur Euronext, la tonne de blé s’affichait à 208,50 € (+1,00 €) sur l’échéance de mai et à 216,75 € (+1,50 €) sur celle de septembre. La tonne de maïs s’échangeait à 211,50 € (+1,50 €) sur l’échéance de juin et à 213,00 € (+1,25 €) sur celle d’août.
Des incertitudes sur les surfaces de semis américaines
À Chicago, « la fermeté généralisée observée sur les marchés de l’énergie ces dernières semaines est de nature à soutenir les prix du maïs américain », estime Argus Media. Le maïs est en effet utilisé pour produire de l’éthanol. Par ailleurs, des incertitudes demeurent quant aux surfaces.
« Alors que l’USDA Forum indiquait récemment que les agriculteurs américains envisageraient de semer 94 millions d’acres de maïs, la donne a probablement évolué, détaille le cabinet. Gourmand en urée, le maïs voit ses coûts de production flamber sous l’effet de la hausse des prix des engrais. Dans ce contexte, la prudence reste de mise, et les prochaines semaines devraient apporter davantage de visibilité quant aux choix opérés par les producteurs outre‑Atlantique. »
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